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Rock Street, San Francisco

Le langage des banlieue est un argot né dans les banlieue et les cités. Qu’on le reconnaisse ou non, le parler « wesh wesh » a tout de même ses qualités. Au fur et à mesure du temps, la langue française s’enrichit de diverses façons, et le langage des cités peut être considéré comme un plus pour cette langue française à condition de savoir utiliser le français traditionnel correctement. Le langage des banlieues devient de plus en plus fréquent chez les jeunes, il leur permet de se différencier des autres mais aussi de se sentir soudés. Ce langage permet aux jeunes de discuter en public sans pour autant que les personnes dans l’entourage les comprennent, et ainsi ils peuvent parler de sujets sensibles ou personnels sans mettre tout le monde au courant. Ils peut donc aussi être utilisé comme un code chez les gens qui le pratiquent. Bien que le langage de banlieue soit de plus en plus courant, il est souvent perçu comme une pauvreté de la langue et les jeunes qui l’utilisent ont du mal à se faire comprendre en dehors de leur cité. Pourtant la solution ne serait pas d’arrêter de parler leur langage commun, mais de savoir reconnaître les moments où le français traditionnel serait plus adéquat, comme dans le monde du travail par exemple, où il leur sera très difficile de se faire embauché en parlant comme dans la rue. Des problèmes d’élocution et d’expression sont perçus chez ces jeunes mais avec un peu d’aide, Ils leur sera possible de réapprendre le français traditionnel correctement sans oublier cet argot qui fait la force de ces jeunes de banlieue. En effet cet argot a beau avoir plusieurs qualités, il aide peu, voire pas du tout, ces jeunes, à communiquer en dehors de leurs cités. Sa diversification peut aussi être son problème car l’argot ne sera pas compris par le monde extérieur et la seule solution pour y remédier, serait d’apprendre à mieux maîtriser le français normatif. Mais grâce à cet argot, notre langue française s’enrichit de jour en jour. Il y a des emprunts de plusieurs langues, et ça crée une diversité magnifique dans cet argot. La langue des cités n’est pas juste une langue pour faciliter la langue française, mais elle est riche et pour trouver chaque nouveau mots, il en faut de la créativité! Par exemple, désigner un fourgon de police par un « pack de six » c’est assez ingénieux. Un pack de 6 c’est une boite de nuggets et comme un surnom pour la police c’est les poulets, cet exemple prend tout son sens.Aujourd’hui, une grande partie de la population est familiarisée avec le verlan des années 90. Il est encore utilisé pour quelques mots et cela montre donc que l’argot peut laisser des traces dans la langue française. Dans cet argot, on peut  retrouver de l’anglais, de l’arabe, et d’autres langues et dialectes africains, bref il n’est pas fondé sur une seule culture et c’est cette diversité qui fait sa force. Mais il n’y a pas que la langue française qui évolue, en effet, le langage des cités lui aussi évolue. Chaque année, de nouveaux mots s’introduisent dans cet argot et deviennent de plus en plus courants, mais de nouveaux mots font souvent disparaître des plus anciens.Le langage de banlieue crée une diversification dans la langue français et montre une certaine forme de créativité. Les jeunes des cités enrichissent de plus en plus leur vocabulaire de mots provenant de la culture de leurs parents. Parfois un peu détournés de leur sens initial, certains mots peuvent se répandre très rapidement. Des mots originaires de l’arabe tels que dahak ou hagra sont récents et pourtant déjà connus par la plupart des jeunes. Dahak c’est rire en Arabe et utilisé comme “tu me fais dahak” qui veut dire tu me fais marrer. Hagra peut se traduire par humilier ou mépriser, “faire la hagra” c’est faire la misère à quelqu’un. Ensuite il y le verlan qui est plus ancien et beaucoup plus connu et utilisé. Des mots tels que chelou (louche), ou relou (lourd) sont aussi utilisés par des jeunes qui n’ont jamais fréquenté de banlieue. Les blancs sont nommés les babtou qui est le verlan de toubab, un mot venant de l’afrique de l’Ouest pour désigner les Européens. Il y a aussi les rebeu pour les Arabes et les renoi pour les Africains. Il se trouve qu’une partie des jeunes des banlieues sont originaires d’autre part, et parfois les parents ne parlent pas parfaitement le français et ne peuvent pas les aider. Et donc ces jeunes commencent à utiliser des mots de leur langue maternelle qui, au final, deviennent de plus en plus courants. Et aujourd’hui encore, très peu est fait pour les aider à sortir de ces banlieues. L’exclusion sociale et le manque de moyens pour s’exprimer amènent souvent la haine et la violence. Cet argot n’est pas un fardeau pour la langue française mais bien une qualité. Il offre une diversification dans la langue et ça a bien des qualités mais malheureusement aussi ses défauts.  Heureusement, avec une bonne éducation et si tout est mis œuvre pour les aider, il ne devrait que rester des points positifs à cette langue des banlieues.

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